Concert Aux Bons Sauvages à Lyon – Samedi 30 juin 21h

Barouf poursuit sa tournée “Passe-Muraille” à Lyon ! Le trio partagera avec joie l’univers de ses chansons Blues ‘n rock aux Bons Sauvages, un lieu sympathique, gastronomique, chaleureux, sur une jolie scène aux airs de caveau à Jazz. Harmonicas, guitares, claviers, voix et batterie vous porteront les joies, les peines, les rires et les espoirs des chansons. On jouera sans compter !

Samedi 30 juin 2018 à 21h – Prix Libre
AUX BONS SAUVAGES – 2 quai Jean Jacques Rousseau – (limite Lyon 5ème quai des Etroits) 69350 La Mulatière – 09 83 46 20 56

Sortie du 6 titres studio “Passe Muraille”

Barouf sort son premier album ! Un 6 titres intitulé Passe-Muraille, un échantillon de la bonne  vingtaine de compositions que nous proposons.

Enregistré en janvier 2018 au studio Fair’Ailleurs par le talentueux Tristan Maurel, Passe-Muraille égrène les différentes orientations de Barouf : Blues, Boogie Rock, Folk, Chanson Française, et même Punk, ainsi que les différentes combinaisons instrumentales proposées : piano-guitare, harmonica-guitare, guitare-guitare, guitare-dobro, guitare-orgue… Chaque chanson est une incarnation des pôles musicaux, mais aussi thématiques des chansons de Barouf.  Deux titres sont chantés par Flo, les autres par Nico.

Le Blues du Bouchon Grenoblois est un boogie-rock d’inspiration régionale, qui parle de l’enfer de la société contemporaine, les Hommes, atomisés, restant coincés dans les embouteillages…

Le Passe-Muraille, chanson-titre de l’album, est un blues profond râpeux, intense et costaud, qui déplace dans le contexte francophone un éternel thème du blues : celui de l’amant qui multiplie les conquêtes à l’ombre des maris, perturbe la bonne morale et l’ordre public, mais qui exerce aussi un inexorable pouvoir de séduction…

Sans m’avoir parlé est consacré à la mort du père. Et cherche à exorciser le mal, à le sublimer par la puissance du blues. Piano, une guitare électrique pleine d’âme et de solos en langueur.

Surtout fais de moi ton chien est fait comme un “tube”potentiels de l’album ! Une détonante balade rock pleine d’érotisme insolent, de provocation, aussi d’humour. Le rock français du XXIème siècle, ce n’est plus de dire : “get down, make love”, mais “rends-moi esclave de ton sex-appeal, bref, fais de moi ton chien” ! Un plein de clichés… un peu renversés. Et des lignes d’orgues en clin d’oeil à Ray Manzarek !!

Je partirai est une chanson lyrique, qui va aussi bien puiser aussi dans le Paris des années 1920 ou chez Mano Solo que chez BB King ou Buddy Guy. L’éternel mensonge, chez celui qui n’arrive pas à décoller dans sa vie : se dire qu’il partira. Alors, pour se convaincre lui-même de son sérieux et s’auto-illusionner, il se dit qu’il partira, ce jour-là où les poules auront des dents…  Guitare acoustique solo, en mode mineur et arrondi.

Barouf aime aussi explorer l’étrangeté, sortir de ses sentiers battus. Sus aux virus, avec un son punk un peu années-80isé, et sa séquence de solo bizarroïde, met en scène la lutte contre la maladie comme une guerre ou un conflit politique. Avec son lot d’images surprenantes et une concision bien énergique !

Vous retrouverez aussi Passe-Muraille sur Soundcloud :

Concert le 17 mars

Barouf est en concert à la salle des fêtes de Saint-Laurent-en-Royans le 17 mars à 20 heures . On a plein de nouvelles compositions à vous faire partager.
En plus, on partage la scène avec nos copains de “On s’serre les coudes ! ”

Les textes de Barouf

Ils sont blues, souvent rock, parfois poétiques. Mais ils sont avant tout d’aujourd’hui, et d’ici.  Enfin d’ici et de là-bas, de là où on chante.  Ils abordent le monde qui nous entoure, les choses qui nous touchent ; ils passent à la bétonnière du Blues les basiques notre vie sociale et intérieure.

Un exemple : pour Barouf, l’homme qui va voir une femme mariée la nuit est un Passe-Muraille. Le voici :

Quand tout un chacun essaie de dormir
J'suis là j'arpente, je rôde à minuit.
J'm'apprête à sévir.
Au p'tit matin, les chiens aboient
Fini l'Amour
Les oiseaux chantent en retour
"Casse-toi mon gars".
C'est moi, le Passe-Muraille,
C'est moi, le Passe-Muraille.
Quand les maris baillent
Leurs jolies femmes m'ouvrent leurs bras.

Celui qui passe de l’état d’enfant à celui d’adulte, qui trouve sa voie, capable de recracher sa propre synthèse de tout ce qu’il a emmagasiné au cours de ses jeunes années est un Caïman.

Des écailles cendres noires
Des lunettes en diamant
Des yeux d’argent pour voir
Le crépuscule ardent 
Une queue pour battre le temps
Une gueule pour hurler son chant
Son oeuf est tout craquelant
Il va sortir, gluant, 
Et c'est maintenant... l'avènement... du Caïman!

Par contre, celui qui se sent différent, en marge, et dont personne ne veut, est une Hyène !

J’déborde du cadre comme un fleuve en crue
J’me rue vers l’Ouest quand l’ordre est au Sud
J’déserte la case où mes congénères
S’amassent et se prélassent,

Moi j’déborde, j’suis pas conforme
Je pue la horde de hyènes sauvages
J’défonce le cadre de ma cage
J’défonce le cadre de ma cage

Ça, c’est qui on est. Et puis il y a ce qu’on fait. Une personne folle de désir pour une autre n’ira pas, chez Barouf, par quatre chemins. Elle lui demandera : Surtout, fais de moi ton chien.

Demande-moi de perdre mes yeux
Promets-moi de corser le jeu
Je suis prêt à sentir ta main
A troquer ton corps contre le mien.
Surtout, surtout, surtout, fais de moi ton chien.
Surtout, surtout, surtout, fais de moi ton chien.

Par contre, l’homme de Barouf est moderne. Fou de désir pour une femme, il cherchera jusqu’à l’obsession à satisfaire son désir à elle, changeant ainsi de cap par rapport aux vieux Bluesmen qui voulaient avant tout satisfaire leur désir à eux. Il suppliera : Je te satisferai

Compte pas sur moi pour aller voir ta mère
J's'rai pas là pour sauver tes galères
Tu m'auras pas comme colocataire
Mais c'est moi qui t'enverrai en l'air ! 
T'as qu'à voir comme les gouttes
Perlent sur mon front
T'as qu'à voir comme ton regard 
Me met le frisson
T'as qu'à voir comme j'demande qu'à passer à l'action
Pour m'laisser déclencher ta... Satisfaction !

Cette radicalité, il n’y a pas que le fou de désir qui l’investit. Pour Barouf, l’amoureux fou est tout aussi extrême. Il voit sa Belle capable, tant elle brille, de rendre  Sa jambe à l’infirme :

J’peux t’jurer qu'elle est sublime
Alors médite bien cette maxime
J’peux t’jurer qu'elle est sublime
Alors médite bien cette maxime
Quand elle vient, tout tombe au fond d' l’abîme ;
Elle redonne sa jambe à l'infirme

Dans le monde de Barouf, tous les états d’âmes s’aggravent et se décuplent, s’exagèrent. C’est le Blues qui s’empare des sentiments. Quand on quitte celle qu’on aimait, on a des Errances à l’esprit. Si celle qu’on aime part et ne nous revient pas, on se dit sans hésiter

Ma Folle à moi... Tu me pousses à bout
J't'ai cherchée partout, la nuit le jour
Ma folle à moi, à me rendre fou.
Ma folle à moi, tu me pousses à bout.

Si elle déprime sans dormir à nos côtés dans le lit, on lui dit en silence :

Tu m'fais souci comme tu t'enfuis
Ton regard pris à sa rêverie... 
Tu m'envahis de nostalgie
Et je m'dis qu'c'est moi qui t'fais souci

Et alors, on piétine, immobile, dans sa petite vie, on se dit sans détour :

Je partirai vers des pays
Où passent des trains inouïs
Conduits par des cochers exquis
Au ventre doux et rebondis
Où les passagers sont assis
Sur des baleines étourdies
Et où les passagères se grisent
Avec du nectar de cerise.

Et c’est ainsi qu’il en va dans tous les domaines. Malade, l’homme de Barouf envisage une bataille rangée avec flics et soldats ; il gueule : “Sus aux Virus !”. Délaissé par son meilleur ami, il lui dit en tout simplicité : “Tu m’as Déchu“. Au fond du trou, il se rebelle et se met la tête à l’envers : “C’matin j’ai la gueule cramée, et j’vais squatter les latrines, mais j’regrette pas d’m’être allumé… J’ai mis ma Déprime en sourdine !” Et tutti quanti…

Enregistrement studio Fair’Ailleurs

Magique séance d’enregistrement au Fair’Ailleurs, St Roman(38).
Grand merci pour l’accueil : super pro ET super sympa!!

Merci Olivier pour les photos.